Vidéo tuto : Cadence d’enregistrement et vitesse d’obturation

La cadence d’enregistrement et la vitesse d’obturation déterminent directement l’apparence des mouvements dans une vidéo. Une mauvaise combinaison peut produire une image trop saccadée, un flou excessif ou un rendu artificiellement net.

En photographie, le vidéaste peut modifier librement la vitesse d’obturation pour contrôler l’exposition ou figer une action. En vidéo, cette vitesse doit également rester cohérente avec le nombre d’images enregistrées chaque seconde.

Dans cette formation, Bernard Bertrand explique comment associer correctement la cadence vidéo et la vitesse d’obturation. Il présente notamment la règle de l’obturateur à 180°, les ralentis, les accélérés et les conséquences esthétiques d’un réglage volontairement différent.


Formation vidéo sur la cadence d’enregistrement et la vitesse d’obturation

Bernard Bertrand explique comment maîtriser la cadence vidéo, l’obturateur et le rendu des mouvements.

Qu’est-ce que la cadence d’enregistrement en vidéo ?

La cadence d’enregistrement correspond au nombre d’images capturées par la caméra pendant une seconde. Elle s’exprime en images par seconde, souvent abrégées en « i/s », « ips » ou « fps ».

Une vidéo enregistrée à 25 i/s contient donc 25 images distinctes pour chaque seconde de programme. À 50 i/s, la caméra enregistre deux fois plus d’images pendant la même durée.

Les cadences les plus courantes sont notamment :

  • 23,976 ou 24 i/s pour une esthétique souvent associée au cinéma ;
  • 25 i/s pour de nombreuses productions européennes ;
  • 29,97 ou 30 i/s pour certains contenus web et télévisuels ;
  • 50 i/s pour une image plus fluide ou un ralenti sur une timeline à 25 i/s ;
  • 59,94 ou 60 i/s pour les mouvements rapides ou les ralentis ;
  • 100, 120 i/s ou davantage pour des ralentis plus prononcés.

Le choix ne dépend pas uniquement des capacités de la caméra. Il doit aussi tenir compte du support de diffusion, du mouvement, de la lumière disponible et du rendu artistique recherché.

Qu’est-ce que la vitesse d’obturation en vidéo ?

La vitesse d’obturation représente la durée pendant laquelle chaque image reçoit de la lumière. Elle s’exprime généralement sous la forme d’une fraction de seconde.

Par exemple, une vitesse de 1/50 s signifie que chaque image est exposée pendant un cinquantième de seconde.

Ce réglage influence deux éléments principaux :

  • la quantité de lumière enregistrée par le capteur ;
  • la quantité de flou visible sur les objets en mouvement.

Une vitesse lente laisse entrer davantage de lumière, mais produit plus de flou. À l’inverse, une vitesse rapide assombrit l’image et fige plus nettement les mouvements.

En vidéo, ce flou ne représente pas forcément un défaut. Une quantité maîtrisée de flou permet au cerveau de percevoir un mouvement continu entre deux images.

Comment associer cadence et vitesse d’obturation ?

La cadence indique combien d’images la caméra enregistre chaque seconde. La vitesse d’obturation définit ensuite le temps d’exposition de chacune de ces images.

Ces deux réglages doivent donc fonctionner ensemble. Lorsque la vitesse devient trop élevée par rapport à la cadence, chaque image paraît très nette, mais le mouvement peut sembler sec et saccadé.

À l’inverse, une vitesse très lente crée beaucoup de flou. Les gestes rapides deviennent alors difficiles à lire.

Comprendre la règle de l’obturateur à 180°

La règle des 180° vient des obturateurs rotatifs utilisés par les caméras de cinéma. Un obturateur ouvert sur un demi-cercle exposait la pellicule pendant environ la moitié de la durée disponible entre deux images.

Avec une caméra numérique qui affiche une vitesse en fractions de seconde, la règle peut être résumée ainsi :

Vitesse d’obturation ≈ 1 ÷ (cadence × 2)

Ainsi, pour une cadence de 25 i/s :

1 ÷ (25 × 2) = 1/50 s

Cette règle produit généralement une quantité de flou agréable et proche de celle que les spectateurs associent à une image cinématographique traditionnelle.

Cadence d’enregistrement Vitesse théorique à 180° Réglage courant Utilisation possible
24 i/s 1/48 s 1/48 ou 1/50 s Fiction, publicité, rendu cinéma
25 i/s 1/50 s 1/50 s Interview, reportage, télévision européenne
30 i/s 1/60 s 1/60 s Web, contenus dynamiques, diffusion à 30 i/s
50 i/s 1/100 s 1/100 s Ralenti à 50 % sur une timeline à 25 i/s
60 i/s 1/120 s 1/120 ou 1/125 s Sport, action, ralentis
100 i/s 1/200 s 1/200 s Ralenti à 25 % sur une timeline à 25 i/s
120 i/s 1/240 s 1/240 ou 1/250 s Ralenti prononcé, sport, effets visuels

La règle des 180° est-elle obligatoire ?

Non. La règle des 180° constitue un point de départ, et non une obligation absolue.

Elle aide à obtenir un mouvement considéré comme naturel. Cependant, un réalisateur peut volontairement choisir une autre vitesse pour créer une sensation particulière.

L’essentiel consiste à comprendre les conséquences du réglage avant de s’en éloigner.

Quand utiliser une vitesse plus rapide ?

Une vitesse plus rapide réduit le flou de mouvement. Chaque image devient donc plus nette.

Cette technique peut convenir :

  • à une scène d’action très nerveuse ;
  • à un combat ou une course ;
  • à certains clips musicaux ;
  • à une séquence sportive ;
  • à un effet volontairement sec ou anxiogène ;
  • à une analyse image par image d’un mouvement.

En revanche, la lecture du mouvement peut paraître plus agressive. Les déplacements et les panoramiques deviennent notamment plus saccadés.

Quand utiliser une vitesse plus lente ?

Une vitesse lente augmente le flou de mouvement. Elle peut donc produire une image plus douce, plus abstraite ou plus onirique.

Le réalisateur peut l’utiliser pour :

  • représenter un souvenir ou un rêve ;
  • accentuer une sensation de vitesse ;
  • créer des traînées lumineuses ;
  • rendre un mouvement volontairement confus ;
  • produire une transition expérimentale.

Cependant, les détails disparaissent rapidement sur les sujets mobiles. Utilisez donc cette technique de manière contrôlée.

Tutoriel vidéo sur la cadence et la vitesse d’obturation

Le rendu des mouvements change lorsque la vitesse d’obturation s’éloigne de la règle des 180°.

Vidéo : comprendre la cadence et la vitesse d’obturation

Dans cet extrait, Bernard Bertrand présente les différences entre une approche photographique de l’obturateur et son utilisation en vidéo.

Il explique également pourquoi l’exposition ne doit pas être corrigée automatiquement en augmentant la vitesse lorsque le vidéaste souhaite conserver un flou de mouvement naturel.

Pourquoi ne faut-il pas utiliser l’obturateur pour corriger toute l’exposition ?

En extérieur, une ouverture lumineuse, une sensibilité basse et une vitesse de 1/50 s peuvent produire une image surexposée.

Le réflexe consiste parfois à passer directement à 1/500 ou 1/1000 s. L’exposition diminue, mais le rendu des mouvements change complètement.

Pour conserver la cadence et la vitesse choisies, le vidéaste doit plutôt contrôler la quantité de lumière qui atteint le capteur.

Il peut notamment :

  • réduire la sensibilité ISO lorsque la caméra le permet ;
  • fermer le diaphragme si la profondeur de champ reste adaptée ;
  • réduire la puissance des éclairages ;
  • modifier la position ou la diffusion des sources ;
  • installer un filtre à densité neutre ;
  • utiliser les filtres ND intégrés à certaines caméras.

À quoi sert un filtre ND en vidéo ?

Un filtre à densité neutre réduit la quantité de lumière sans modifier volontairement la cadence, la vitesse d’obturation ou l’ouverture.

Il devient particulièrement utile lorsqu’un vidéaste souhaite filmer à 25 i/s, 1/50 s et avec une grande ouverture en plein jour.

Sans filtre ND, il faudrait souvent fermer fortement le diaphragme ou sélectionner une vitesse beaucoup plus rapide.

Filtre ND fixe ou variable ?

Un filtre ND fixe réduit la lumière selon une valeur définie. Il offre généralement un résultat régulier, mais le vidéaste doit changer de filtre lorsque la luminosité évolue.

Un filtre ND variable permet d’ajuster progressivement la densité en tournant une bague. Il se révèle donc pratique pour les tournages rapides.

Toutefois, certains modèles variables peuvent produire :

  • une dominante colorée ;
  • une perte de contraste ;
  • une polarisation irrégulière ;
  • un assombrissement en forme de croix à forte densité ;
  • des différences entre plusieurs focales.

Testez donc le filtre avec votre objectif et votre caméra avant une production importante.

Comment choisir une cadence pour un projet vidéo ?

Commencez par déterminer la cadence finale du montage. Cette décision influencera ensuite les réglages de tournage et les possibilités de ralenti.

24 images par seconde

La cadence de 24 i/s reste fortement associée au cinéma. Elle produit un mouvement moins fluide que 50 ou 60 i/s, mais ce rendu fait partie de son identité visuelle.

Elle convient notamment :

  • aux courts et longs métrages ;
  • aux publicités cinématographiques ;
  • aux clips ;
  • aux documentaires créatifs ;
  • aux productions destinées à une projection cinéma.

25 images par seconde

La cadence de 25 i/s s’intègre bien aux productions réalisées dans un environnement électrique à 50 Hz, notamment en France et dans une grande partie de l’Europe.

Elle convient aux interviews, aux reportages, aux films institutionnels et à de nombreux contenus destinés au web.

30 images par seconde

Le 30 i/s produit une image légèrement plus fluide que le 24 ou le 25 i/s. Il reste fréquent sur certaines plateformes et dans les pays historiquement liés au système 60 Hz.

Avant de l’utiliser, vérifiez la cadence attendue par le diffuseur et la compatibilité avec les autres caméras du projet.

50 ou 60 images par seconde

Ces cadences enregistrent davantage d’étapes du mouvement. Elles permettent donc une diffusion très fluide ou la création d’un ralenti.

Elles conviennent notamment :

  • au sport ;
  • à la danse ;
  • aux mouvements de caméra rapides ;
  • aux événements ;
  • aux ralentis modérés ;
  • à certains contenus diffusés sur internet.

Comment réaliser un ralenti fluide ?

Pour créer un ralenti, la caméra doit enregistrer davantage d’images que la cadence utilisée pendant le montage.

Une séquence tournée à 50 i/s et placée sur une timeline à 25 i/s peut être ralentie à 50 % sans inventer de nouvelles images.

De la même manière :

  • 50 i/s vers 25 i/s produit un ralenti à 50 % ;
  • 60 i/s vers 30 i/s produit un ralenti à 50 % ;
  • 100 i/s vers 25 i/s produit un ralenti à 25 % ;
  • 120 i/s vers 30 i/s produit un ralenti à 25 % ;
  • 120 i/s vers 24 i/s produit un ralenti à 20 %.

Pendant le tournage, adaptez également la vitesse d’obturation. Pour filmer à 50 i/s selon la règle des 180°, utilisez environ 1/100 s.

Pourquoi un ralenti demande-t-il davantage de lumière ?

Une cadence élevée impose généralement une vitesse d’obturation plus rapide. Chaque image reçoit donc de la lumière pendant une durée plus courte.

Pour compenser, le vidéaste peut :

  • ouvrir davantage le diaphragme ;
  • augmenter modérément la sensibilité ISO ;
  • ajouter un éclairage ;
  • rapprocher les sources ;
  • réduire la densité du filtre ND.

Vérifiez aussi que la caméra conserve une qualité d’image suffisante dans son mode haute cadence. Certains appareils appliquent un recadrage ou réduisent la définition.

Qu’est-ce que l’overcranking ?

L’overcranking consiste à enregistrer davantage d’images par seconde que la cadence de diffusion.

Lorsqu’elles sont lues à une cadence plus faible, les images produisent un ralenti naturel.

Le terme vient des anciennes caméras à manivelle. L’opérateur tournait la manivelle plus rapidement afin d’enregistrer plus d’images sur une même durée réelle.

Qu’est-ce que l’undercranking ?

L’undercranking désigne l’opération inverse. La caméra enregistre moins d’images par seconde que la cadence de diffusion.

Lors de la lecture, l’action paraît donc accélérée.

Cette technique peut servir à :

  • accélérer un déplacement ;
  • créer une séquence comique ;
  • montrer une action longue en peu de temps ;
  • produire un effet saccadé volontaire ;
  • renforcer une sensation d’urgence.

Aujourd’hui, un accéléré peut aussi être créé au montage. Toutefois, une préparation à la prise de vue permet de contrôler plus précisément le flou et le mouvement.

Qu’est-ce que le « soap opera effect » ?

Le « soap opera effect » décrit la sensation produite par une image très fluide, souvent associée aux programmes télévisés, aux retransmissions en direct ou à l’interpolation de mouvement des téléviseurs.

Une cadence élevée peut donner une impression de réalisme immédiat. Cependant, elle peut aussi réduire la distance esthétique que certains spectateurs associent au cinéma.

Ce rendu n’est pas forcément mauvais. Il peut convenir au sport, au direct, au jeu vidéo ou à certaines expériences immersives.

Le choix dépend donc du sujet et de l’intention narrative.

Comment éviter le scintillement des lumières ?

Certaines lampes ne produisent pas une lumière parfaitement continue. Leur intensité varie rapidement en fonction de leur alimentation ou de leur système électronique.

Une cadence et une vitesse mal adaptées peuvent révéler :

  • des bandes sombres ;
  • une variation de luminosité ;
  • un changement régulier de couleur ;
  • un scintillement difficile à corriger au montage.

En France et dans de nombreux pays européens, les réglages de 25 i/s avec 1/50 s ou de 50 i/s avec 1/100 s constituent souvent de bons points de départ sous un éclairage lié au réseau 50 Hz.

Toutefois, les LED, les écrans et les variateurs peuvent utiliser d’autres fréquences. Réalisez donc systématiquement un test avant le tournage.

Comment détecter un scintillement avant l’enregistrement ?

  1. Cadrez la source ou la zone éclairée.
  2. Activez la cadence prévue pour le projet.
  3. Sélectionnez la vitesse d’obturation souhaitée.
  4. Enregistrez plusieurs secondes.
  5. Visionnez le fichier sur un écran suffisamment grand.
  6. Testez une autre vitesse lorsque des bandes apparaissent.

Un moniteur externe peut également faciliter la détection de certaines variations pendant le tournage.

Pourquoi les panoramiques peuvent-ils sembler saccadés ?

Une cadence faible ne contient qu’un nombre limité d’étapes entre le début et la fin du mouvement.

Lorsqu’un panoramique devient trop rapide, le décor se déplace fortement entre deux images. Le spectateur perçoit alors davantage les saccades.

Pour améliorer le résultat :

  • ralentissez le mouvement de la caméra ;
  • utilisez une tête vidéo fluide ;
  • évitez les longues focales lorsque cela reste possible ;
  • maintenez une vitesse d’obturation cohérente ;
  • choisissez une cadence plus élevée si le projet le permet ;
  • contrôlez le résultat sur un véritable écran.

Les lignes verticales et les détails très contrastés rendent généralement les saccades plus visibles.

Quelle cadence choisir selon le type de tournage ?

Type de production Cadence possible Vitesse de départ Point d’attention
Fiction ou publicité 24 ou 25 i/s 1/48 ou 1/50 s Préserver une sensation cinématographique
Interview 25 i/s 1/50 s Vérifier les LED et les écrans présents
Événement 25 ou 50 i/s 1/50 ou 1/100 s Prévoir les ralentis avant la prise de vue
Sport 50, 60, 100 ou 120 i/s 1/100 à 1/250 s Anticiper le besoin de lumière supplémentaire
Réseaux sociaux 25, 30, 50 ou 60 i/s Selon la cadence Conserver la même cadence sur toute la production
Ralenti 50 à 120 i/s Environ le double de la cadence Vérifier la définition et le recadrage

Une méthode simple pour régler sa caméra

Suivez cet ordre afin de ne pas modifier accidentellement le rendu des mouvements :

  1. Définissez la cadence finale de votre montage.
  2. Choisissez la cadence d’enregistrement de chaque plan.
  3. Réglez la vitesse selon la règle des 180°.
  4. Sélectionnez l’ouverture selon la profondeur de champ recherchée.
  5. Choisissez la sensibilité ISO adaptée au profil de la caméra.
  6. Contrôlez l’exposition avec la lumière ou un filtre ND.
  7. Vérifiez les éventuels scintillements.
  8. Enregistrez un test avec un sujet en mouvement.
  9. Visionnez le fichier avant de lancer toute la production.

Cette méthode permet de traiter la vitesse d’obturation comme un choix esthétique plutôt que comme un simple correcteur d’exposition.

Les erreurs fréquentes en vidéo

Filmer à 25 i/s avec une vitesse de 1/1000 s sans intention particulière

Le mouvement devient très net, mais aussi beaucoup plus sec. Utilisez plutôt un filtre ND lorsque l’image reste trop lumineuse.

Filmer un ralenti à 50 i/s avec une vitesse de 1/50 s

Le flou risque de devenir trop important. À 50 i/s, commencez plutôt autour de 1/100 s.

Mélanger plusieurs cadences sans préparer le montage

Une timeline à 25 i/s n’interprétera pas automatiquement toutes les séquences comme vous le souhaitez. Déterminez donc à l’avance les plans destinés au ralenti.

Choisir une cadence élevée pour chaque plan

Les fichiers deviennent plus lourds et la caméra demande davantage de lumière. De plus, le son peut ne pas être enregistré dans certains modes ralentis.

Changer la vitesse pendant une même scène

Le flou de mouvement peut varier d’un plan à l’autre. Cette différence devient particulièrement visible lors du montage.

Ignorer la fréquence des éclairages

Une image correctement exposée peut malgré tout contenir des bandes ou un scintillement. Testez donc chaque éclairage artificiel.

Confondre cadence d’enregistrement et cadence de diffusion

Une séquence enregistrée à 100 i/s peut être diffusée à 25 i/s afin de créer un ralenti. Ces deux valeurs ne remplissent donc pas toujours la même fonction.

Checklist avant un tournage vidéo

  • La cadence finale du montage est-elle définie ?
  • Les plans destinés au ralenti sont-ils identifiés ?
  • La vitesse respecte-t-elle le rendu recherché ?
  • Les filtres ND nécessaires sont-ils disponibles ?
  • Les éclairages produisent-ils un scintillement ?
  • La caméra conserve-t-elle la même définition en haute cadence ?
  • L’autofocus fonctionne-t-il correctement dans ce mode ?
  • La carte mémoire supporte-t-elle le débit ?
  • La caméra enregistre-t-elle le son en mode ralenti ?
  • Les panoramiques sont-ils suffisamment lents ?
  • Les batteries permettent-elles de couvrir la durée prévue ?
  • Un test a-t-il été visionné avant le tournage définitif ?

FAQ sur la cadence et la vitesse d’obturation

Quelle vitesse choisir pour filmer à 25 images par seconde ?

Sélectionnez généralement une vitesse proche de 1/50 s. Ce réglage correspond à la règle de l’obturateur à 180°.

Quelle vitesse utiliser à 50 images par seconde ?

Commencez autour de 1/100 s. Vous conserverez ainsi une quantité de flou cohérente avec la cadence.

Quelle vitesse utiliser à 60 images par seconde ?

Utilisez environ 1/120 s. Lorsque la caméra ne propose pas cette valeur, 1/125 s constitue une alternative proche.

Pourquoi filmer en 50 images par seconde ?

Le 50 i/s permet une image plus fluide ou un ralenti à 50 % sur une timeline à 25 i/s.

Pourquoi une vitesse rapide rend-elle le mouvement saccadé ?

Chaque image contient moins de flou. Les différences entre deux images successives deviennent donc plus visibles.

Peut-on utiliser une vitesse lente en vidéo ?

Oui, afin de créer davantage de flou ou un effet artistique. Cependant, les sujets en mouvement risquent de perdre beaucoup de détails.

À quoi sert la règle des 180° ?

Elle fournit un point de départ pour obtenir un flou de mouvement considéré comme naturel. La vitesse correspond alors approximativement au double de la cadence.

La règle des 180° doit-elle toujours être respectée ?

Non. Vous pouvez volontairement choisir une autre vitesse pour obtenir une image plus nette, plus sèche ou plus floue.

Pourquoi utiliser un filtre ND en vidéo ?

Le filtre réduit la lumière sans obliger le vidéaste à modifier sa cadence, sa vitesse d’obturation ou son ouverture.

Comment éviter le scintillement sous des LED ?

Testez plusieurs vitesses compatibles avec votre cadence et la fréquence de l’éclairage. À 25 i/s, 1/50 s constitue souvent un premier réglage à essayer.

Quelle cadence choisir pour un rendu cinéma ?

Les cadences de 24 ou 25 i/s sont fréquemment utilisées. Le rendu dépend néanmoins aussi de l’obturateur, de la lumière, du mouvement et de l’étalonnage.

Quelle cadence choisir pour un ralenti ?

Utilisez 50, 60, 100 ou 120 i/s selon la vitesse finale recherchée et les capacités de votre caméra.

Qu’est-ce que l’overcranking ?

L’overcranking consiste à enregistrer davantage d’images par seconde que la cadence de diffusion afin de produire un ralenti.

Qu’est-ce que l’undercranking ?

L’undercranking consiste à enregistrer moins d’images que la cadence de diffusion afin d’accélérer le mouvement.

Maîtriser le mouvement dès la prise de vue

La cadence d’enregistrement et la vitesse d’obturation ne doivent pas être réglées séparément. Leur association détermine le flou, la fluidité et la sensation générale du mouvement.

La règle des 180° constitue un excellent point de départ. Ensuite, le vidéaste peut choisir de s’en éloigner lorsqu’une intention narrative ou esthétique le justifie.

Enfin, l’exposition doit être contrôlée avec l’ouverture, la sensibilité, les éclairages et les filtres ND. Cette méthode permet de préserver le rendu des mouvements tout en conservant une image correctement exposée.

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Article initialement publié le 21 juillet 2020 et mis à jour par l’équipe PROPHOT.

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