Interview de Terence Baelen

Le photographe de mariage Terence Baelen construit des reportages naturels, romantiques et cinématographiques. Son objectif ne consiste pas seulement à documenter une cérémonie. Il cherche surtout à préserver les émotions, les gestes et les souvenirs que les couples pourront redécouvrir plusieurs années après leur mariage.

La lumière naturelle, les contre-jours, les focales fixes et les couleurs inspirées du cinéma occupent une place centrale dans son travail. Par ailleurs, sa passion pour le voyage l’a conduit à photographier des couples en France, en Toscane, au Brésil et dans plusieurs destinations européennes.

Dans cette interview, Terence Baelen revient sur son parcours, sa vision du reportage de mariage, son matériel photographique et les influences qui façonnent son univers.

Photographie de couple dans les vignes de Toscane par Terence Baelen

Terence Baelen associe les émotions du couple à la lumière et au décor naturel. © Terence Baelen

Qui est Terence Baelen ?

Terence Baelen est un photographe spécialisé dans les mariages, les couples et les reportages consacrés aux émotions humaines.

Il fonde son entreprise en 2018. À cette période, il choisit de se consacrer principalement à la photographie de mariage, non seulement pour son potentiel professionnel, mais surtout parce qu’il apprécie profondément cette discipline.

En effet, un mariage réunit plusieurs types de photographie au cours d’une même journée :

  • le reportage documentaire ;
  • le portrait ;
  • la photographie de couple ;
  • les scènes de famille ;
  • la photographie de détails ;
  • les prises de vue en faible lumière ;
  • les moments rapides et imprévisibles.

Le photographe doit donc maîtriser la technique tout en restant attentif aux personnes. Une émotion peut apparaître pendant quelques secondes, puis disparaître définitivement.

Pourquoi a-t-il choisi la photographie de mariage ?

Terence Baelen aime raconter des histoires. Or, un reportage de mariage possède naturellement un début, une progression et plusieurs moments forts.

Les préparatifs installent l’atmosphère. Ensuite, les cérémonies réunissent les mariés et leurs proches. Enfin, le cocktail, les discours et la soirée révèlent des expressions plus spontanées.

Le photographe ne doit donc pas produire uniquement une succession de belles images. Il doit construire un ensemble capable de faire revivre la journée.

Cette notion de mémoire occupe une place importante dans le travail de Terence. Selon lui, les photographies possèdent le pouvoir de suspendre le temps et de préserver des souvenirs que les couples pourront transmettre.

Plusieurs années plus tard, une image peut rappeler :

  • un regard échangé pendant la cérémonie ;
  • la réaction d’un parent ;
  • un geste discret entre les mariés ;
  • l’ambiance d’un lieu ;
  • la lumière d’une fin de journée ;
  • les personnes présentes à ce moment de leur vie.

Terence Baelen photographié dans les Dolomites pendant un voyage

Le voyage constitue une autre source d’inspiration importante dans son travail. © Terence Baelen

Associer photographie de mariage et voyage

La curiosité pousse Terence Baelen à découvrir de nouvelles cultures, de nouvelles idées et de nouvelles manières de vivre. Le voyage représente donc sa deuxième grande passion.

Il a naturellement cherché à réunir cette passion avec son activité de photographe. Ainsi, ses reportages l’ont conduit dans différentes régions françaises, mais aussi en Europe et au Brésil.

Photographier un couple dans une destination différente modifie profondément la séance. Le lieu devient une partie du récit et influence :

  • les couleurs dominantes ;
  • la direction de la lumière ;
  • les vêtements et les accessoires ;
  • les mouvements du couple ;
  • les cadrages disponibles ;
  • l’atmosphère générale des photographies.

Une plage brésilienne, une rue marseillaise ou un paysage toscan ne racontent pas la même histoire. Le photographe doit donc observer le décor avant de diriger le couple.

Qu’est-ce qu’un destination wedding ?

Le terme « destination wedding » désigne un mariage organisé loin du lieu de résidence habituel du couple. Il peut avoir lieu dans une autre région ou dans un autre pays.

Pour le photographe, ce type de prestation demande une préparation supplémentaire. Il doit notamment anticiper :

  • les transports et les éventuels retards ;
  • les règles concernant le matériel en avion ;
  • la météo et les horaires du soleil ;
  • les autorisations nécessaires ;
  • les solutions de sauvegarde ;
  • le matériel de secours ;
  • la communication avec les prestataires locaux.

Cependant, ces contraintes offrent aussi de nombreuses possibilités créatives. Un environnement nouveau pousse le photographe à renouveler ses compositions.

Une séance de couple réalisée au Brésil

Peu avant le développement mondial de la pandémie de Covid-19, Terence Baelen a eu l’occasion de travailler avec plusieurs couples au Brésil.

Il a notamment photographié des histoires d’amour dans des lieux emblématiques comme Ipanema. La lumière, les couleurs et l’énergie de Rio de Janeiro apportaient alors une atmosphère très différente de celle de ses reportages européens.

Pour exploiter un tel décor, le photographe doit trouver un équilibre. Le paysage doit rester visible sans prendre toute l’importance au couple.

Il peut, par exemple :

  • utiliser un plan large pour situer la scène ;
  • rapprocher ensuite le cadrage sur les émotions ;
  • exploiter les lignes du paysage ;
  • attendre une lumière plus douce ;
  • faire marcher le couple plutôt que lui imposer une pose figée ;
  • varier les photographies horizontales et verticales.

Photographie de couple réalisée au Brésil par Terence Baelen

Le décor et la lumière du Brésil participent pleinement au récit photographique. © Terence Baelen

Quel matériel utilisait Terence Baelen ?

Lors de l’interview initialement publiée en 2020, Terence Baelen travaillait principalement avec deux reflex Canon.

Sa configuration comprenait :

  • un Canon EOS 5D Mark IV comme appareil principal ;
  • un Canon EOS 6D Mark II comme boîtier de secours ;
  • un objectif fixe de 35 mm ;
  • un objectif fixe de 85 mm ;
  • un flash autonome Profoto B10 ;
  • un Canon EOS R5 alors précommandé chez PROPHOT.

Depuis cette interview, les gammes Canon et Profoto ont évolué. Par conséquent, cette liste doit être considérée comme le matériel utilisé à cette période et non comme sa configuration actuelle garantie.

Pourquoi travailler avec deux appareils photo ?

Un mariage ne peut pas être recommencé en cas de panne. Le photographe professionnel doit donc prévoir une solution de secours immédiatement disponible.

Un deuxième appareil apporte une sécurité, mais il permet aussi de travailler avec deux focales sans changer constamment d’objectif.

Par exemple, le photographe peut installer :

  • un 35 mm sur le premier boîtier pour les plans larges et le reportage ;
  • un 85 mm sur le second pour les portraits et les détails.

Cette organisation limite les manipulations et réduit également l’exposition du capteur à la poussière.

Toutefois, les deux boîtiers doivent rester correctement configurés. Il faut notamment harmoniser leurs dates, leurs profils, leurs formats de fichiers et leurs principaux réglages.

Pourquoi utiliser uniquement des focales fixes ?

Terence Baelen travaille principalement avec des objectifs fixes à grande ouverture. Cette approche lui permet de conserver un équipement relativement simple et léger.

Contrairement à un zoom, une focale fixe ne permet pas de modifier le cadrage en tournant une bague. Le photographe doit donc se déplacer et anticiper la distance avec le sujet.

En revanche, les focales fixes offrent souvent :

  • une grande ouverture maximale ;
  • un bon niveau de luminosité ;
  • une faible profondeur de champ ;
  • un poids plus contenu ;
  • une meilleure connaissance de son cadrage ;
  • une cohérence visuelle entre les images.

Le 35 mm pour raconter le contexte

Sur un appareil plein format, le 35 mm permet de montrer une personne tout en conservant son environnement.

Cette focale convient particulièrement :

  • aux préparatifs ;
  • aux cérémonies ;
  • aux scènes de groupe ;
  • aux photographies de couple dans un paysage ;
  • aux moments vécus dans un espace restreint ;
  • aux images qui doivent raconter l’ambiance du lieu.

Cependant, une distance trop courte peut accentuer les perspectives. Le photographe doit donc surveiller les visages et les membres placés près des bords.

Le 85 mm pour isoler les émotions

Le 85 mm produit un angle de champ plus serré. Il aide ainsi à isoler un regard, une expression ou un geste au milieu des invités.

Sa distance de travail permet également au photographe de rester discret pendant une cérémonie.

Enfin, une grande ouverture crée un arrière-plan flou. Le spectateur concentre alors naturellement son attention sur le couple.

Photographie de mariage à Reims réalisée par Terence Baelen

Une focale lumineuse permet d’isoler le couple tout en conservant l’atmosphère du lieu. © Terence Baelen

Pourquoi Terence Baelen attendait-il le Canon EOS R5 ?

En 2020, Terence Baelen souhaitait passer progressivement du reflex à l’appareil hybride. Les caractéristiques du Canon EOS R5 avaient particulièrement retenu son attention.

Le boîtier apportait notamment :

  • un capteur plein format de 45 millions de pixels ;
  • un autofocus avec suivi des yeux ;
  • une stabilisation mécanique intégrée ;
  • une rafale rapide ;
  • un obturateur électronique silencieux ;
  • un double emplacement pour cartes mémoire ;
  • une compatibilité avec les objectifs EF grâce à une bague.

Ces fonctions répondent directement aux contraintes du mariage. Le photographe doit rester discret, suivre des sujets mobiles et travailler dans des lumières très différentes.

Quelques mois après cette interview, Terence a partagé sur le blog PROPHOT un

test complet du Canon EOS R5 en photographie de mariage
.

Pourquoi privilégier la lumière naturelle ?

Terence Baelen utilise principalement la lumière disponible. Cette méthode lui permet de conserver une installation légère et d’accompagner rapidement les mariés.

La lumière naturelle produit aussi des variations difficiles à reproduire artificiellement. Elle change selon :

  • l’heure de la journée ;
  • la météo ;
  • l’orientation du lieu ;
  • la présence de fenêtres ;
  • les couleurs des murs ;
  • les éléments qui filtrent ou réfléchissent la lumière.

Toutefois, utiliser la lumière naturelle ne signifie pas photographier sans la contrôler. Le photographe peut déplacer son sujet, changer son angle ou utiliser un réflecteur.

Observer avant de déclencher

Avant de placer le couple, recherchez la direction de la lumière. Ensuite, observez les ombres produites sur les visages.

Une lumière latérale apporte du relief. À l’inverse, une lumière frontale réduit souvent les ombres et produit un résultat plus uniforme.

Enfin, un contre-jour peut créer une atmosphère très romantique. Il faut néanmoins contrôler l’exposition afin de conserver suffisamment de détails.

Le rôle du Profoto B10 pendant un mariage

Même s’il privilégie la lumière naturelle, Terence Baelen utilisait ponctuellement un Profoto B10.

Ce flash autonome apportait deux avantages importants : la compacité et la puissance. Il pouvait donc accompagner le photographe pendant un déplacement sans imposer une installation de studio complète.

Un éclairage de ce type peut servir à :

  • éclairer une séance de couple à la tombée de la nuit ;
  • compenser une lumière ambiante insuffisante ;
  • créer une ambiance plus dramatique ;
  • séparer le couple de l’arrière-plan ;
  • éclairer une piste de danse ;
  • conserver une qualité constante entre plusieurs portraits.

Pour préserver un rendu naturel, le photographe doit équilibrer la puissance du flash avec la lumière déjà présente.

Comment équilibrer le flash et la lumière ambiante ?

  1. Réglez d’abord l’exposition du décor.
  2. Conservez les zones lumineuses importantes.
  3. Ajoutez ensuite le flash à faible puissance.
  4. Rapprochez le modeleur lorsque vous souhaitez une lumière plus douce.
  5. Ajustez progressivement la puissance.
  6. Vérifiez enfin que le résultat ne paraît pas artificiel.

Une source artificielle doit généralement compléter l’ambiance plutôt que la supprimer entièrement.

Séance de couple à Marseille photographiée par Terence Baelen

La lumière et l’environnement urbain participent à l’atmosphère de la séance. © Terence Baelen

Qu’est-ce qu’un style photographique cinématique ?

Terence Baelen cherche à apporter une dimension cinématographique à ses images. Cette approche ne dépend pas d’un seul filtre ou d’un format particulier.

Elle repose sur plusieurs éléments :

  • la direction de la lumière ;
  • la composition ;
  • les couleurs ;
  • les mouvements ;
  • la relation entre le sujet et le décor ;
  • la cohérence entre les différentes photographies ;
  • la progression narrative du reportage.

Le photographe cherche donc à créer une atmosphère capable d’évoquer une scène de film tout en respectant les événements réels du mariage.

Utiliser le contre-jour et la golden hour

Le contre-jour et la golden hour aident Terence à construire une ambiance romantique.

La golden hour correspond à la période proche du lever ou du coucher du soleil. La lumière traverse alors une plus grande partie de l’atmosphère et devient généralement plus chaude.

Elle produit souvent :

  • des ombres plus longues ;
  • des contrastes plus doux ;
  • des couleurs chaudes ;
  • des contours lumineux autour des personnes ;
  • une profondeur supplémentaire dans le paysage.

Cependant, cette lumière évolue rapidement. Le photographe doit donc préparer son cadrage et ses réglages avant le moment idéal.

Comment organiser la séance de couple au coucher du soleil ?

Repérez d’abord le lieu et la direction du soleil. Ensuite, prévenez les mariés afin qu’ils restent disponibles pendant une courte période.

Commencez par les plans qui demandent le plus de lumière. Puis, rapprochez progressivement les cadrages lorsque le soleil descend.

Enfin, laissez le couple marcher, parler ou interagir. Ces actions simples produisent souvent des attitudes plus naturelles qu’une succession de poses figées.

Couple photographié devant des cyprès en Toscane par Terence Baelen

Les lignes du paysage toscan renforcent la composition et la profondeur de l’image. © Terence Baelen

Pourquoi conserver les halos et les flares ?

Un flare apparaît lorsque la lumière atteint directement l’objectif et crée des reflets internes. D’un point de vue strictement technique, il peut être considéré comme une imperfection.

Pourtant, Terence Baelen apprécie les halos et les flares lorsqu’ils renforcent l’ambiance. Ils peuvent apporter une sensation de chaleur, de mouvement ou de souvenir.

Pour les contrôler :

  • modifiez légèrement l’angle de l’appareil ;
  • observez la position de la source lumineuse ;
  • retirez éventuellement le pare-soleil ;
  • surveillez la perte de contraste ;
  • vérifiez que le flare ne masque pas un visage ;
  • réalisez plusieurs variations du même cadrage.

L’effet doit rester au service de la scène. Un reflet trop important peut réduire la lisibilité de la photographie.

Quelle place occupe le grain dans son univers ?

Le grain rappelle l’aspect des anciennes pellicules. Il apporte une texture qui peut renforcer la dimension nostalgique d’un reportage.

Terence Baelen apprécie ces imperfections, car elles éloignent parfois l’image d’un rendu numérique trop lisse.

Toutefois, un grain ajouté en postproduction doit rester cohérent avec :

  • la résolution de la photographie ;
  • le niveau de lumière ;
  • le support de diffusion ;
  • le traitement général du reportage ;
  • la taille finale du tirage.

Un grain trop important peut masquer les petits détails ou rendre les tons de peau irréguliers. Par conséquent, il faut toujours contrôler le fichier à la taille de sortie.

Une colorimétrie inspirée du cinéma

En postproduction, Terence recherche une palette proche de certaines productions cinématographiques.

Lors de l’interview, il expliquait notamment travailler autour d’une association « teal and orange ». Cette combinaison oppose généralement des ombres légèrement froides à des tons de peau plus chauds.

Cette complémentarité aide à séparer les personnes de leur environnement. Néanmoins, la colorimétrie doit rester compatible avec la réalité du mariage.

Pour construire un traitement cohérent :

  1. Corrigez d’abord l’exposition et la balance des blancs.
  2. Harmonisez ensuite les tons de peau.
  3. Contrôlez les verts et les bleus du décor.
  4. Ajoutez progressivement la signature colorimétrique.
  5. Comparez plusieurs images du même reportage.
  6. Vérifiez enfin le résultat sur un écran calibré.

La cohérence entre les images compte davantage qu’un effet spectaculaire appliqué à une seule photographie.

Pourquoi ne pas livrer tout le reportage au format 16:9 ?

Le format 16:9 renforce facilement l’impression cinématographique. Il produit un cadre horizontal proche de nombreux écrans et de certaines compositions de cinéma.

Cependant, Terence Baelen souligne les limites de ce format pour un reportage complet. Les couples souhaitent généralement imprimer leurs photographies, créer un album ou réaliser des encadrements.

Or, le 16:9 s’adapte moins facilement à plusieurs formats d’impression traditionnels. De plus, les scènes verticales, les portraits et certains moments documentaires fonctionnent mieux avec d’autres proportions.

Le photographe doit donc concilier :

  • sa recherche artistique ;
  • les contraintes de la prise de vue ;
  • les attentes des mariés ;
  • les formats d’albums ;
  • les tirages et les encadrements ;
  • la diffusion sur les écrans et les réseaux sociaux.

Une identité visuelle forte reste importante, mais elle doit également servir l’usage final des images.

Soigner le posing sans perdre les émotions

Terence Baelen souhaite accorder davantage de soin aux poses et aux décors lorsqu’une situation le permet.

Cependant, le mariage reste un événement réel. Le photographe ne peut pas interrompre constamment la journée afin de construire chaque image comme une campagne publicitaire.

Il doit donc distinguer deux approches :

  • le reportage, qui privilégie les événements spontanés ;
  • la séance de couple, qui permet davantage de direction.

Pendant le reportage, le photographe anticipe et se place au bon endroit. Pendant la séance de couple, il peut guider les mouvements et rechercher une composition plus précise.

Pour améliorer la direction sans figer les mariés, proposez des actions simples :

  • marcher l’un vers l’autre ;
  • se tenir la main ;
  • regarder le paysage ;
  • se parler discrètement ;
  • ajuster un vêtement ;
  • se rapprocher progressivement ;
  • se retourner au signal du photographe.

Retrouvez aussi notre guide consacré à la

direction de modèle en photo et en vidéo
.

Portrait de couple cinématique réalisé à Marseille par Terence Baelen

Une direction légère aide le couple à rester naturel tout en améliorant la composition. © Terence Baelen

Comment Terence Baelen est-il arrivé à la photographie ?

Terence Baelen est né et a grandi à Cannes. Pendant son enfance, le Festival de Cannes a renforcé sa fascination pour les photographes et leur matériel.

Vers l’âge de 12 ans, il souhaite déjà exercer ce métier. Après avoir économisé son argent de poche, il achète son premier reflex à 14 ans : un Canon EOS 400D.

Il s’éloigne ensuite momentanément de la pratique photographique pendant son adolescence. Toutefois, il développe en parallèle une importante culture cinématographique.

Il regarde alors de nombreux films, des classiques aux productions expérimentales, en passant par les blockbusters. Cette période forme progressivement son regard.

Vers 19 ans, il revient durablement à la photographie. En parallèle de son activité de laborantin, il développe sa pratique avant de lancer son entreprise en 2018.

Comment le cinéma influence-t-il sa photographie ?

Le cinéma influence directement sa lumière, ses couleurs, ses cadrages et sa manière de raconter une histoire.

Regarder attentivement un film permet notamment d’étudier :

  • la position des personnages dans le cadre ;
  • la direction des regards ;
  • la relation entre le décor et le sujet ;
  • les couleurs dominantes ;
  • la progression de la lumière ;
  • le passage entre les plans larges et les plans serrés ;
  • la façon dont une scène transmet une émotion.

Ces observations peuvent ensuite enrichir un reportage de mariage sans chercher à reproduire exactement une scène existante.

Quels photographes inspirent Terence Baelen ?

Lors de l’interview, Terence cite plusieurs photographes aux univers très différents.

Elliott Erwitt

Il apprécie la capacité d’Elliott Erwitt à produire des images immédiatement chargées d’émotion, souvent avec une dimension humoristique.

Larry Clark

Les photographies de Larry Clark proposent un univers plus dramatique et parfois difficile. Leur force documentaire et leur intensité artistique marquent néanmoins Terence.

Théo Gosselin

Le travail de Théo Gosselin évoque notamment la liberté, le voyage, la mélancolie et la nostalgie. Même si leurs pratiques restent différentes, cet univers résonne avec sa propre sensibilité.

Quels cinéastes influencent son univers ?

Terrence Malick

Terence Baelen apprécie la douceur de la lumière, la poésie et la dimension contemplative présentes dans les films de Terrence Malick.

Les contre-jours, les mouvements naturels et les scènes tournées pendant les heures les plus douces de la journée rejoignent plusieurs éléments de son propre travail.

Wes Anderson

L’utilisation des couleurs, des décors et des cadrages chez Wes Anderson constitue une autre source de réflexion.

Un photographe de mariage ne maîtrise pas chaque élément de la scène comme un réalisateur. Cependant, il peut observer les symétries, les palettes et la manière dont le décor participe au récit.

Comment préparer un reportage de mariage ?

Une préparation rigoureuse permet au photographe de rester plus disponible pendant la journée.

Avant le mariage, il peut notamment :

  1. échanger avec le couple sur le programme ;
  2. identifier les personnes importantes ;
  3. repérer les différents lieux ;
  4. étudier les horaires et la direction du soleil ;
  5. préparer les deux boîtiers ;
  6. charger toutes les batteries ;
  7. formater et tester les cartes mémoire ;
  8. prévoir un flash et une solution de secours ;
  9. synchroniser l’heure des appareils ;
  10. préparer plusieurs systèmes de sauvegarde.

Pourquoi synchroniser les appareils ?

Lorsque deux boîtiers enregistrent des heures différentes, les images n’apparaissent plus dans l’ordre réel pendant le tri.

Synchronisez donc précisément leur date et leur heure avant chaque mariage. Cette précaution simplifie fortement la sélection et la construction du reportage final.

Comment sauvegarder les photographies d’un mariage ?

La sécurité des fichiers représente une responsabilité essentielle. Les photographies d’un mariage ne peuvent pas être reproduites plusieurs jours plus tard.

Une organisation fiable peut suivre cette méthode :

  1. Enregistrez les images sur deux cartes pendant la prise de vue lorsque le boîtier le permet.
  2. Conservez les cartes utilisées jusqu’à la création des sauvegardes.
  3. Copiez les fichiers sur un premier disque.
  4. Dupliquez-les immédiatement sur un second support.
  5. Créez une copie supplémentaire dans un autre lieu ou dans un espace sécurisé.
  6. Ne reformatez les cartes qu’après avoir vérifié toutes les sauvegardes.

De plus, nommez clairement les dossiers avec la date, les prénoms du couple et le lieu du mariage.

Comment construire le récit final ?

Le travail du photographe continue après la prise de vue. Il doit sélectionner les images, les développer et organiser leur ordre.

Pour raconter la journée, alternez :

  • les plans larges qui présentent les lieux ;
  • les portraits ;
  • les détails ;
  • les réactions des invités ;
  • les gestes du couple ;
  • les moments calmes ;
  • les scènes plus dynamiques.

Évitez de livrer plusieurs photographies presque identiques. Chaque image doit apporter une émotion, une information ou une variation utile.

L’évolution actuelle de Terence Baelen

Depuis l’interview de 2020, Terence Baelen poursuit son activité depuis Cannes et la Côte d’Azur.

Son approche associe toujours la discrétion du reportage à une recherche esthétique. Il photographie les grands moments, mais aussi les gestes plus discrets qui donnent une dimension personnelle au récit.

Son travail actuel reste marqué par :

  • des couleurs chaudes ;
  • une atmosphère romantique ;
  • une approche cinématographique ;
  • une attention constante aux émotions ;
  • un travail réalisé en France et à l’étranger.

FAQ sur Terence Baelen et la photographie de mariage

Qui est Terence Baelen ?

Terence Baelen est un photographe spécialisé dans les mariages, les couples et le reportage. Il développe un univers romantique et cinématographique.

Où travaille Terence Baelen ?

Il exerce principalement depuis Cannes et la Côte d’Azur. Il se déplace également en France et dans différentes destinations européennes.

Comment définir son style photographique ?

Son style associe des couleurs chaudes, une lumière naturelle, des contre-jours, des émotions spontanées et une esthétique inspirée du cinéma.

Quel matériel utilisait-il lors de l’interview ?

En 2020, il utilisait notamment un Canon EOS 5D Mark IV, un Canon EOS 6D Mark II, des objectifs fixes de 35 et 85 mm ainsi qu’un Profoto B10.

Pourquoi utilise-t-il un 35 mm ?

Le 35 mm permet de montrer les personnes dans leur environnement. Il convient donc au reportage, aux préparatifs et aux photographies de couple réalisées dans un paysage.

Pourquoi utilise-t-il un 85 mm ?

Le 85 mm isole les visages et les émotions. Il permet aussi au photographe de rester plus discret pendant les cérémonies.

Pourquoi utiliser deux appareils pendant un mariage ?

Le second boîtier sert de sécurité en cas de panne. Il permet également de conserver deux objectifs différents immédiatement disponibles.

Qu’est-ce qu’une photographie de mariage cinématique ?

Une approche cinématique utilise la lumière, les couleurs, les cadrages et le décor pour construire une atmosphère proche d’un récit de cinéma.

Comment photographier un couple au coucher du soleil ?

Repérez la direction du soleil, préparez les réglages et faites réaliser au couple des actions simples. Travaillez rapidement, car la lumière évolue en quelques minutes.

Pourquoi utiliser un flash en complément de la lumière naturelle ?

Le flash permet d’éclairer le couple lorsque la lumière ambiante devient insuffisante. Il peut aussi renforcer la profondeur ou créer un rendu plus dramatique.

Comment sécuriser les images d’un mariage ?

Enregistrez les fichiers sur deux cartes lorsque cela est possible. Ensuite, créez plusieurs copies sur des supports distincts avant de reformater les cartes.

Une photographie construite autour des souvenirs

Le parcours de Terence Baelen montre que la photographie de mariage repose autant sur la sensibilité que sur la technique.

La lumière, les objectifs et la colorimétrie donnent une identité visuelle au reportage. Toutefois, les émotions et les personnes restent toujours au centre de son travail.

Enfin, son intérêt pour le cinéma et le voyage lui permet de renouveler ses compositions tout en poursuivant le même objectif : créer des souvenirs capables de traverser le temps.

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Interview et photographies : Terence Baelen.

Site officiel :

terencebaelen.com


Interview initialement publiée le 27 août 2020 et mise à jour par l’équipe PROPHOT.

Prophot Écrit par :

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