Interview d’Ussi’n Yala

Ussi’n Yala présente dans cette interview la série The Fluid Self, réalisée avec les stylistes Clément Réthoré et Sandra Boutz pour Adobe Stock.

Le projet traite de l’identité, de la représentation et des difficultés rencontrées par deux hommes noirs dont les rapports à l’homosexualité diffèrent.

La série utilise la photographie de mode et le portrait pour construire un récit intime.

Ussi’n Yala The Fluid Self portrait

The Fluid Self utilise le portrait pour aborder l’identité et la liberté. © Ussi’n Yala

Ussi’n Yala et le projet The Fluid Self

Le projet devait d’abord réunir plusieurs formes de différence. Ensuite, son angle a été recentré sur l’homosexualité dans les communautés noires.

L’histoire oppose deux personnages. L’un assume son identité. L’autre craint le rejet de sa famille et de ses proches.

Cette opposition donne une structure claire à la série.

Portrait vertical de la série The Fluid Self

Les attitudes, les vêtements et le décor permettent de différencier les deux personnages. © Ussi’n Yala

Comment raconter une histoire avec des portraits ?

Une série narrative doit rester cohérente d’une image à l’autre.

Le photographe peut s’appuyer sur :

  • les expressions ;
  • la distance entre les personnages ;
  • les gestes ;
  • les couleurs ;
  • les vêtements ;
  • la lumière ;
  • l’ordre des images.

Ainsi, le spectateur comprend progressivement la tension et les émotions du projet.

Le matériel utilisé par Ussi’n Yala

Le photographe utilise des Canon EOS 5D Mark III et Mark IV. Il travaille aussi avec un Canon EOS 70D ou un Sony Alpha 6000.

Son sac comprend notamment :

  • un Canon EF 24-70 mm f/2,8L II USM ;
  • un Canon EF-S 24 mm f/2,8 STM ;
  • un Canon EF 50 mm f/1,8 STM ;
  • un Sony 35 mm f/1,8.

Scène de couple dans The Fluid Self par Ussi’n Yala

Le cadrage et la proximité construisent la dimension intime de la série. © Ussi’n Yala

Une lumière adaptée aux prises de vue extérieures

Ussi’n Yala travaille souvent dehors. Il utilise alors un réflecteur, un flash cobra ou une grande boîte à lumière.

Le réflecteur permet de déboucher les ombres sans installer une source complète.

En revanche, le flash apporte davantage de contrôle lorsque la lumière naturelle devient instable.

Une pratique construite sur le terrain

Ussi’n Yala commence la photographie en 2015 afin de gagner un peu d’argent pendant des événements.

Il apprend ensuite par la pratique. Peu à peu, la passion prend le dessus et l’oriente vers la mode et le portrait.

Cette progression montre l’importance de photographier régulièrement, d’analyser ses images et d’accepter de faire évoluer son style.

Ses influences

Henri Cartier-Bresson influence d’abord son regard à travers la photographie de rue en noir et blanc.

Plus tard, Viviane Sassen et Ren Hang nourrissent son approche de la mode et du portrait.

Dernière photographie de The Fluid Self par Ussi’n Yala

La série combine mode, portrait et récit social. © Ussi’n Yala

FAQ sur Ussi’n Yala

Quel est le sujet de The Fluid Self ?

La série aborde l’identité et l’homosexualité dans les communautés noires à travers l’histoire de deux hommes.

Avec qui Ussi’n Yala a-t-il réalisé le projet ?

Il a collaboré avec les stylistes Clément Réthoré et Sandra Boutz pour Adobe Stock.

Quels appareils utilise-t-il ?

Il cite les Canon EOS 5D Mark III et IV, le Canon EOS 70D et le Sony Alpha 6000.

Comment éclaire-t-il ses portraits extérieurs ?

Il utilise un réflecteur, une boîte à lumière et un flash cobra selon les conditions.

Quelles sont ses influences ?

Il cite notamment Henri Cartier-Bresson, Viviane Sassen et Ren Hang.

Crédit : Ussi’n Yala.

Sujet présenté : The Fluid Self.


Interview initialement publiée le 22 juin 2018 et mise à jour le 30/07/2026 par Enzo de l’équipe PROPHOT.

Prophot Écrit par :

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