Fabien Voileau développe avec Parade_ une série consacrée au surf, au mouvement et aux éléments naturels.
Le projet adopte un traitement graphique en noir et blanc. Il a été réalisé entre l’Australie, le Japon et les Fidji.
La photographie aquatique place le photographe au cœur de l’action. Elle demande donc une préparation technique, physique et météorologique.

Fabien Voileau et le projet Parade_
Le surf a déjà été photographié sous de nombreux angles. Fabien Voileau souhaite donc proposer une lecture plus poétique.
Le surfeur devient une forme qui traverse la vague. Le décor, la lumière et la surface de l’eau occupent une place aussi importante que la performance.
Le noir et blanc renforce les lignes, les contrastes et les silhouettes.

La photographie aquatique
Photographier depuis l’eau demande de gérer plusieurs contraintes en même temps.
- la houle ;
- les courants ;
- le vent ;
- la position du soleil ;
- la trajectoire du surfeur ;
- la sécurité du photographe.
Le cadrage doit être préparé rapidement. De plus, le photographe doit anticiper la manœuvre sans gêner le sportif.
Le matériel utilisé dans l’eau
Fabien Voileau utilise principalement un Canon EOS 5D Mark IV avec des objectifs de 24 et 35 mm ouverts à f/1,4.
Le boîtier est protégé par un caisson étanche adapté. Chaque joint doit être contrôlé avant la mise à l’eau.
Une focale courte permet de rester proche de l’action tout en intégrant la vague et le paysage.

Comment réussir un contre-jour sur l’eau ?
Le contre-jour apporte une forte séparation entre la silhouette et le ciel.
Pour préserver les hautes lumières, contrôlez l’histogramme et réduisez légèrement l’exposition si nécessaire.
Ensuite, choisissez une vitesse rapide afin de figer la manœuvre et les projections.
Le 35 mm comme focale principale
Fabien Voileau considère le plein format associé au 35 mm comme son ensemble de référence.
Cette focale reste assez large pour présenter l’environnement. Cependant, elle conserve une perspective naturelle.
Elle convient aussi au reportage, à la rue et au portrait environnemental.

Une pratique argentique hors de l’eau
Hors de l’eau, Fabien Voileau utilise également un Yashica T5 et un Canon AE-1.
Ces appareils 35 mm imposent une approche plus lente. Ils apportent aussi une matière différente au projet.
Le mélange du numérique et de l’argentique peut enrichir une série, à condition de conserver une cohérence dans le choix des images.
Comment est-il arrivé à la photographie ?
Fabien Voileau commence avec un appareil Kodak familial pendant son adolescence.
Plus tard, un long voyage transforme cette curiosité en pratique quotidienne. Il cherche alors à cadrer les scènes de vie rencontrées.
Ses influences
Il cite Garry Winogrand, Mark Cohen, Thomas Campbell, Mustafah Abdulaziz et Raymond Depardon.

FAQ sur Fabien Voileau
Quel est le sujet de Parade_ ?
La série propose une vision poétique et graphique du surf, principalement en noir et blanc.
Quel boîtier utilise Fabien Voileau ?
Il utilise notamment un Canon EOS 5D Mark IV.
Quelles focales privilégie-t-il ?
Il travaille souvent avec des objectifs de 24 et 35 mm ouverts à f/1,4.
Pourquoi utilise-t-il un caisson étanche ?
Le caisson protège le boîtier et l’objectif pendant les prises de vue réalisées directement dans l’eau.
Photographie-t-il aussi en argentique ?
Oui. Il utilise notamment un Yashica T5 et un Canon AE-1.
Crédit : Fabien Voileau.
Sujet présenté : Parade_.
Interview initialement publiée le 26 juin 2018 et mise à jour le 30/07/2026 par Enzo de l’équipe PROPHOT.

Magnifiques clichés !
J’adoooooore ! Bravo au photographe !