Organisé avec le CFI de Quimper, cet essai a mis en évidence plusieurs fonctions intéressantes : résistance à l’eau, redécollage après immersion, caméra haute définition et transport d’une charge. Retour sur cette démonstration réalisée en présence de professionnels et de bénévoles du sauvetage.

Pourquoi utiliser un drone étanche pour le sauvetage ?
Les opérations réalisées en mer, sur un lac ou près d’un cours d’eau présentent des contraintes particulières. En effet, un drone classique peut devenir inutilisable après un contact important avec l’eau.
À l’inverse, un drone conçu pour évoluer dans un environnement aquatique apporte davantage de souplesse. Les équipes peuvent l’utiliser pour effectuer une reconnaissance, observer une zone dangereuse ou acheminer un objet sans exposer immédiatement un sauveteur.
De plus, la vue aérienne aide l’opérateur à analyser rapidement la situation. Le drone peut notamment repérer une personne, examiner une zone difficile d’accès ou transmettre des images depuis un point situé à plusieurs centaines de mètres.
Une démonstration du SplashDrone 3 à Locquirec
Les bénévoles de Locquirec ont assisté à une démonstration du SplashDrone 3 organisée avec le CFI de Quimper. PROPHOT avait également fait le déplacement afin de présenter cet appareil fabriqué par SwellPro.
Pendant l’essai, le drone a évolué au-dessus de l’eau et à proximité du littoral. Les participants ont ainsi pu observer sa maniabilité, sa stabilité et son comportement dans un environnement aquatique.
L’objectif ne consistait pas seulement à montrer un appareil capable de voler. Il s’agissait surtout d’évaluer les fonctions qui pourraient faciliter une intervention ou une opération de reconnaissance.

Un essai en vol d’une durée de 35 minutes
Lors de cette démonstration, l’essai a duré environ 35 minutes. Cette durée a permis aux participants d’observer plusieurs phases de vol et de tester le comportement du drone au-dessus de l’eau.
L’autonomie représente un critère essentiel pour une mission de reconnaissance. En effet, l’opérateur doit pouvoir atteindre la zone concernée, recueillir les informations nécessaires et ramener l’appareil en conservant une marge de sécurité.
Cependant, la durée réelle d’un vol dépend toujours de plusieurs facteurs. Le vent, la température, la charge transportée, l’état de la batterie et la manière de piloter influencent directement l’autonomie.
Le drone peut-il redécoller après être tombé dans l’eau ?
L’un des moments les plus marquants de la démonstration concernait le comportement du drone après son contact avec l’eau. Même retourné, le SplashDrone 3 pouvait se redresser avant de redécoller.
Après une courte phase permettant d’évacuer une partie de l’eau présente autour de ses mécanismes, l’appareil reprenait son vol. Cette capacité constitue un avantage important pour une utilisation en milieu aquatique.
Néanmoins, un opérateur doit toujours suivre les recommandations du fabricant. Il doit également contrôler l’état du drone, de la batterie et des hélices après chaque contact avec l’eau.

Transporter et larguer jusqu’à 2 kg de matériel
Le modèle présenté pendant cette démonstration pouvait transporter et larguer une charge pouvant atteindre 2 kg. Cette fonction ouvrait plusieurs possibilités pour les équipes présentes.
Par exemple, un drone de ce type pourrait acheminer une bouée, une corde, un gilet léger ou un autre équipement adapté à la mission. Il peut ainsi apporter une première aide avant l’arrivée d’un bateau ou d’une équipe de secours.
Toutefois, le transport d’une charge modifie le comportement de l’appareil. Le poids supplémentaire réduit l’autonomie, influence la stabilité et demande une préparation rigoureuse avant le décollage.
Par conséquent, l’opérateur doit toujours respecter les limites techniques du drone. Il doit aussi vérifier la fixation du matériel et adapter son plan de vol aux conditions rencontrées.
Une caméra haute définition pour observer la zone
Le SplashDrone 3 présenté lors de l’essai embarquait également une caméra haute définition. Grâce à cette caméra, l’opérateur pouvait examiner la zone depuis les airs et suivre le déplacement du drone.
La transmission vidéo apporte un véritable avantage lors d’une mission de reconnaissance. Elle aide notamment les équipes à :
- repérer une personne ou une embarcation ;
- observer une zone difficile d’accès ;
- identifier des obstacles présents dans l’eau ;
- préparer l’intervention des sauveteurs ;
- suivre le largage d’un équipement ;
- conserver une vue générale de la situation.
Ainsi, le drone ne remplace pas les équipes de secours. Il leur fournit surtout un point de vue complémentaire afin de faciliter leur prise de décision.
Quels usages envisager pour un drone de sauvetage ?
Pendant la démonstration, les bénévoles et les pompiers présents ont imaginé plusieurs applications possibles. Un appareil étanche peut notamment intervenir dans les situations suivantes :
- recherche d’une personne près du littoral ;
- reconnaissance au-dessus d’une zone dangereuse ;
- observation d’une embarcation en difficulté ;
- transport d’un équipement de flottaison ;
- inspection d’une zone inaccessible depuis la rive ;
- transmission d’images aux équipes au sol ;
- préparation d’une intervention nautique.
Par ailleurs, la rapidité de déploiement peut faire gagner un temps précieux. Le télépilote doit néanmoins disposer d’une formation adaptée et maintenir une coordination constante avec les équipes d’intervention.
Les limites observées pendant la démonstration
Malgré les possibilités offertes par le SplashDrone 3, les participants ont également relevé certaines limites. Ils regrettaient notamment que le point GPS ne soit pas transmis directement à l’opérateur dans la configuration présentée.
Or, la localisation précise représente un élément important lors d’une opération de recherche. Elle permet aux équipes de transmettre une position, de coordonner leurs déplacements et de retrouver rapidement une zone observée depuis les airs.
De plus, un drone reste dépendant des conditions météorologiques, de la qualité de la liaison radio et de l’autonomie disponible. Une mission réelle nécessite donc une préparation complète et une procédure de secours en cas de problème.
Le drone complète le travail des sauveteurs
Un drone étanche ne remplace ni un sauveteur, ni un bateau, ni un hélicoptère. En revanche, il peut compléter les moyens déjà disponibles.
Grâce à sa caméra et à sa capacité de déplacement rapide, il peut fournir une première vue de la situation. Ensuite, les responsables de l’intervention utilisent ces informations pour organiser les moyens humains et matériels.
Cette démonstration a donc permis d’illustrer le potentiel des drones dans le domaine du sauvetage. Elle a aussi montré l’importance de choisir un appareil adapté à l’eau, à la charge transportée et aux contraintes de la mission.
FAQ sur les drones étanches de sauvetage
Qu’est-ce qu’un drone étanche de sauvetage ?
Il s’agit d’un drone conçu pour évoluer dans un environnement humide ou aquatique. Selon le modèle, il peut filmer, se poser sur l’eau, transporter du matériel ou participer à une mission de reconnaissance.
Le SplashDrone 3 pouvait-il redécoller depuis l’eau ?
Lors de la démonstration présentée dans cet article, le drone pouvait se redresser après s’être retourné dans l’eau. Il pouvait ensuite redécoller après une courte phase d’évacuation de l’eau.
Quelle était la durée de l’essai ?
L’essai réalisé à Locquirec a duré environ 35 minutes. L’autonomie réelle dépend toutefois des conditions météorologiques, de la charge et de l’état de la batterie.
Quelle charge le drone pouvait-il transporter ?
Le modèle présenté pouvait transporter et larguer une charge pouvant atteindre 2 kg. Le poids transporté influence cependant l’autonomie et la stabilité du drone.
Un drone peut-il remplacer une équipe de secours ?
Non. Le drone constitue un outil complémentaire. Il peut observer une zone, transmettre des images ou transporter un équipement, mais l’intervention reste placée sous la responsabilité des professionnels du secours.
Faut-il une autorisation pour utiliser un drone de sauvetage ?
Les obligations dépendent du drone, du lieu, du poids, de la catégorie d’exploitation et du type de mission. Le télépilote doit donc vérifier la réglementation en vigueur avant chaque opération.
Une démonstration convaincante à Locquirec
Cette présentation du SplashDrone 3 a permis aux bénévoles et aux professionnels présents d’observer concrètement le comportement d’un drone étanche au-dessus de l’eau.
Son autonomie, son redécollage, sa caméra et sa capacité de transport ont montré l’intérêt potentiel de cette technologie. Cependant, une utilisation opérationnelle nécessite toujours une formation adaptée, une préparation rigoureuse et le respect de la réglementation.
Enfin, PROPHOT remercie Raphaël Kerdreac’h pour l’organisation de cette démonstration et l’ensemble des participants pour leurs échanges autour des usages possibles du drone dans le domaine du sauvetage.
Source initiale :
Station SNSM de Locquirec
Article initialement publié le 1er avril 2022 et mis à jour le 29/07/2026 par Enzo de l’équipe PROPHOT.

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