Camille Portevin a été récompensée par PROPHOT pour son travail de fin d’études intitulé L’intime.
Ce projet autobiographique associe la photographie documentaire au portrait.
La photographe observe sa famille, son quotidien et les traces laissées par les relations personnelles.
Camille Portevin
L’intime
Photographie documentaire et portrait autobiographique
Un projet consacré à la famille
Camille Portevin choisit de photographier les personnes qui participent directement à son histoire.
Son projet s’intéresse notamment :
- à son grand-père maternel ;
- à sa mère ;
- à sa sœur ;
- à sa propre intimité ;
- aux gestes du quotidien ;
- aux objets et aux lieux familiaux.
Ces personnes ne sont pas seulement des modèles. Elles contribuent à définir le vécu et l’identité de la photographe.
Pourquoi photographier l’intime ?
La photographie permet de conserver une trace d’un visage, d’un lieu ou d’une relation.
Toutefois, une image familiale n’est jamais totalement neutre. Le cadrage, le moment choisi et la proximité avec le sujet expriment le regard du photographe.
Camille Portevin assume cette dimension subjective. Elle ne cherche pas à produire un reportage extérieur à sa propre vie.
Quatre séries de six photographies
Le projet se divise en quatre ensembles.
Chaque série comprend :
- un portrait principal ;
- des scènes d’ambiance ;
- des détails du quotidien ;
- des indices sur la personne photographiée ;
- une relation visuelle entre les images.
Cette structure permet de décrire une personne sans résumer son identité à un seul portrait.
Le portrait et les images d’ambiance
Le portrait présente directement le sujet.
Les images d’ambiance apportent ensuite des informations plus discrètes. Un objet, une chambre ou une lumière peuvent évoquer une habitude et une présence.
L’ensemble produit un récit plus riche qu’une photographie isolée.
Une photographie autobiographique
Camille Portevin se représente aussi dans le projet.
Cette décision montre qu’elle appartient pleinement au sujet étudié.
La photographe devient à la fois l’autrice, l’observatrice et l’une des personnes observées.
La mémoire au cœur du projet
Une photographie familiale peut devenir une seconde mémoire.
Elle conserve un instant, mais elle transforme aussi la manière dont cet instant sera regardé plus tard.
Le projet L’intime pose donc plusieurs questions :
- que choisit-on de conserver ?
- que révèle un portrait familial ?
- comment montrer une relation personnelle ?
- quelle distance adopter avec ses proches ?
- comment associer plusieurs images sans imposer un récit fermé ?
Une référence à Jean-Louis Garnell
Camille Portevin rapproche sa méthode du travail de Jean-Louis Garnell.
Une suite de photographies peut décrire une personne sans raconter une histoire traditionnelle.
Les images fonctionnent alors comme des états, des impressions et des fragments.
Pourquoi le projet a-t-il été récompensé ?
Le prix PROPHOT valorise chaque année le travail d’un étudiant en fin de formation photographique.
L’intime se distingue par la cohérence de son sujet, son implication personnelle et son association du portrait au documentaire.
Le projet possède aussi un potentiel d’exposition en galerie.
FAQ sur Camille Portevin et L’intime
Quel est le sujet du projet L’intime ?
Le projet documente la vie personnelle et familiale de Camille Portevin.
Combien de séries composent le projet ?
L’intime comprend quatre séries composées chacune de six photographies.
Quelles personnes sont photographiées ?
La photographe s’intéresse notamment à son grand-père maternel, sa mère, sa sœur et elle-même.
Quel type de photographie utilise-t-elle ?
Le projet associe le portrait, la photographie documentaire et l’autobiographie.
Article initialement publié le 11 janvier 2013 et mis à jour le 30/07/2026 par Enzo de l’équipe PROPHOT.
