Le photographe Daniel Cheong transforme les grandes métropoles en paysages urbains spectaculaires. Depuis les toits, les points de vue élevés et les quais, il observe l’architecture, la lumière et les mouvements de la ville afin de construire des images très détaillées.
Son travail repose notamment sur le Digital Blending, une technique qui consiste à fusionner manuellement plusieurs expositions. Cette méthode permet de préserver les hautes lumières, de récupérer les ombres et de réunir différentes temporalités dans une même photographie.
Dans cette interview, Daniel Cheong revient sur son projet photographique réalisé à Hong Kong, son matériel Nikon, son utilisation des objectifs à décentrement ainsi que son parcours de photographe spécialisé dans les paysages urbains.

Qui est Daniel Cheong ?
Daniel Cheong est un photographe spécialisé dans les paysages urbains, l’architecture, les panoramas et les prises de vue réalisées depuis les toits.
Installé à Dubaï, il photographie également de nombreuses destinations au cours de ses voyages. Les grandes métropoles lui offrent un terrain particulièrement adapté à son esthétique.
Son travail met notamment en valeur :
- les gratte-ciel et les lignes architecturales ;
- les vues réalisées depuis des points très élevés ;
- les lumières de la ville pendant l’heure bleue ;
- les effets produits par le brouillard et les nuages bas ;
- les panoramas verticaux et horizontaux ;
- les longues expositions et les traînées lumineuses ;
- les univers urbains inspirés de la science-fiction.
La ville n’apparaît donc pas uniquement comme un décor. Elle devient le sujet principal de l’image.
Pourquoi photographier Hong Kong ?
Hong Kong figure parmi les villes préférées de Daniel Cheong pour la photographie urbaine. Son architecture associe des immeubles contemporains, des quartiers plus anciens, des zones très denses et des espaces ouverts sur la mer.
Cette diversité crée de nombreuses possibilités de composition. Un même cadrage peut réunir plusieurs périodes architecturales, des lumières artificielles, des voies de circulation et un arrière-plan naturel.
Daniel Cheong rapproche également l’atmosphère de Hong Kong de l’univers de Blade Runner, l’un de ses films de science-fiction favoris.
Plusieurs éléments peuvent renforcer cette impression :
- la densité des constructions ;
- les enseignes et les éclairages nocturnes ;
- les bâtiments qui se superposent ;
- les reflets dans les vitres et sur les routes ;
- les variations météorologiques ;
- les points de vue situés au-dessus de la ville.

Comment Daniel Cheong prépare-t-il une photographie urbaine ?
Une photographie de ville réussie demande souvent davantage de préparation qu’il n’y paraît. Le photographe doit identifier le bon point de vue, anticiper la lumière et vérifier les conditions d’accès.
Daniel Cheong accorde notamment une grande importance au lieu et à la lumière. Lorsqu’une météo ne correspond pas au résultat recherché, il préfère revenir plutôt que produire une image moins aboutie.
Une préparation peut suivre plusieurs étapes :
- Repérer les bâtiments et les lignes principales du paysage.
- Étudier la direction du soleil.
- Vérifier les horaires de l’heure dorée et de l’heure bleue.
- Identifier les points de vue autorisés et sécurisés.
- Préparer plusieurs compositions possibles.
- Contrôler les prévisions météorologiques.
- Installer le trépied avant le changement de lumière.
- Réaliser plusieurs expositions sans déplacer l’appareil.
Cette organisation devient particulièrement importante pendant l’heure bleue, car la luminosité évolue rapidement.
Pourquoi l’heure bleue convient-elle aux paysages urbains ?
L’heure bleue correspond à la période située juste avant le lever du soleil ou après son coucher. Le ciel conserve encore une partie de la lumière naturelle, tandis que les éclairages de la ville commencent à devenir visibles.
Cet équilibre facilite la photographie des bâtiments. Le ciel ne devient pas entièrement noir et les sources artificielles ne dominent pas encore toute la scène.
L’heure bleue permet notamment :
- de conserver de la couleur dans le ciel ;
- d’équilibrer les lumières intérieures et extérieures ;
- de créer une séparation entre les bâtiments ;
- d’obtenir des reflets plus visibles ;
- de préserver les détails de l’architecture ;
- de renforcer l’atmosphère cinématographique d’une ville.
Cependant, le photographe dispose d’une fenêtre relativement courte. Il doit donc avoir terminé son cadrage avant que la lumière atteigne son meilleur équilibre.

Qu’est-ce que le Digital Blending ?
Le Digital Blending consiste à fusionner manuellement plusieurs images réalisées depuis le même point de vue.
Chaque photographie peut être exposée pour une partie différente de la scène :
- une exposition courte pour préserver les lumières intenses ;
- une exposition intermédiaire pour les tons moyens ;
- une exposition plus longue pour récupérer les zones sombres ;
- une prise dédiée au ciel ;
- une autre destinée aux traînées lumineuses ;
- une exposition réalisée au meilleur moment pour les fenêtres des bâtiments.
Le photographe réunit ensuite les parties utiles dans un logiciel de retouche. Contrairement à un traitement HDR entièrement automatisé, il contrôle précisément les zones prélevées dans chaque fichier.
Cette méthode permet de conserver un rendu détaillé tout en évitant des contrastes ou des halos excessifs.
Pourquoi utiliser plusieurs expositions ?
Une scène urbaine nocturne possède souvent une plage dynamique importante. Certaines fenêtres, enseignes ou lampadaires restent très lumineux, tandis que les rues et les façades peuvent être beaucoup plus sombres.
Une seule exposition oblige parfois le photographe à choisir entre deux défauts :
- préserver les lumières, mais perdre les détails dans les ombres ;
- récupérer les ombres, mais surexposer les sources lumineuses.
Le bracketing d’exposition enregistre plusieurs niveaux de luminosité. Le Digital Blending utilise ensuite les meilleures informations de chaque fichier.
Digital Blending et HDR : quelle différence ?
Les deux méthodes utilisent plusieurs expositions pour augmenter la plage dynamique de l’image. Toutefois, leur mise en œuvre diffère.
Un logiciel HDR peut analyser automatiquement les fichiers et générer une image finale. Cette méthode reste rapide, mais elle peut produire des halos, des couleurs excessives ou des contrastes peu naturels lorsque les réglages sont trop importants.
Le Digital Blending repose davantage sur un travail manuel. Le photographe sélectionne précisément la partie de chaque exposition qu’il souhaite conserver.
| Critère | Fusion HDR automatisée | Digital Blending manuel |
|---|---|---|
| Temps de traitement | Généralement rapide | Plus long et précis |
| Contrôle local | Dépend du logiciel | Contrôle manuel avec des masques |
| Risque de halos | Possible avec des réglages forts | Limité lorsque les masques sont précis |
| Courbe d’apprentissage | Relativement accessible | Demande une bonne maîtrise des calques |
| Intention créative | Traitement principalement global | Choix différent pour chaque zone |
Comment réaliser un Digital Blending dans Photoshop ?
La qualité du résultat dépend d’abord de la prise de vue. L’appareil doit rester parfaitement immobile entre les différentes expositions.
Une méthode simple peut suivre ces étapes :
- Installez l’appareil sur un trépied stable.
- Utilisez le mode manuel.
- Conservez la même ouverture et la même mise au point.
- Modifiez uniquement le temps de pose.
- Réalisez plusieurs expositions espacées régulièrement.
- Développez les fichiers avec des réglages cohérents.
- Ouvrez-les comme calques dans Photoshop.
- Alignez les calques lorsque cela devient nécessaire.
- Ajoutez des masques de fusion.
- Révélez progressivement les zones utiles de chaque exposition.
- Contrôlez les contours et les halos.
- Finalisez ensuite les couleurs et le contraste.
Utilisez un pinceau doux avec une faible opacité. Plusieurs passages légers produisent généralement une transition plus naturelle.
Comment combiner une pose longue et une pose courte ?
Daniel Cheong utilise également le Digital Blending pour réunir des poses de durées différentes.
Une longue exposition peut enregistrer :
- les traînées produites par les véhicules ;
- le déplacement des bateaux ;
- une eau plus lisse ;
- le mouvement des nuages ;
- davantage de lumière dans les parties sombres.
Une pose plus courte peut préserver :
- les bâtiments parfaitement nets ;
- les panneaux lumineux ;
- certaines fenêtres ;
- les détails d’un sujet mobile ;
- les zones qui deviendraient trop lumineuses pendant une longue exposition.
La fusion permet donc de construire une image qui ne correspond pas à un seul instant, mais reste cohérente visuellement.

Pourquoi réaliser des panoramas urbains ?
Un seul cadrage ne suffit pas toujours à montrer toute l’étendue d’une métropole. Daniel Cheong réalise donc régulièrement des panoramas composés de plusieurs photographies.
Le panorama peut être horizontal afin d’élargir la scène. Il peut également devenir vertical pour photographier un gratte-ciel depuis sa base jusqu’à son sommet.
Cette seconde technique est parfois appelée vertorama.
Comment préparer un panorama ?
- Installez l’appareil sur un trépied stable.
- Utilisez une exposition manuelle constante.
- Verrouillez la balance des blancs.
- Effectuez la mise au point, puis désactivez l’autofocus.
- Conservez un recouvrement suffisant entre les images.
- Faites pivoter l’appareil régulièrement.
- Vérifiez qu’aucune zone importante ne sort du cadre.
- Assemblez ensuite les fichiers dans un logiciel compatible.
Une exposition automatique peut créer des différences de luminosité entre les différentes parties du panorama. Le mode manuel limite ce problème.
Pourquoi photographier en orientation verticale ?
Pour construire un panorama horizontal, Daniel Cheong peut placer son appareil en orientation verticale.
Cette disposition enregistre davantage de hauteur et facilite la création d’un fichier final très défini. Elle demande toutefois un plus grand nombre de photographies.

Pourquoi utiliser un objectif à décentrement en architecture ?
Lorsqu’un photographe incline un objectif classique vers le haut, les lignes verticales d’un bâtiment semblent se rapprocher. Cette convergence peut donner l’impression que l’immeuble tombe vers l’arrière.
Un objectif à décentrement permet de déplacer l’axe optique sans incliner autant l’appareil. Le photographe conserve ainsi des lignes verticales plus régulières.
Cette correction devient particulièrement utile pour :
- les gratte-ciel ;
- les façades photographiées depuis la rue ;
- les intérieurs ;
- les monuments ;
- les panoramas d’architecture ;
- les productions destinées aux architectes et aux entreprises.
Le décentrement peut également faciliter la création de panoramas. L’appareil reste immobile pendant que l’objectif déplace la zone enregistrée.
Quel matériel Daniel Cheong utilisait-il ?
Lors de l’interview publiée en 2020, Daniel Cheong utilisait principalement un équipement Nikon accompagné de filtres NiSi.
Sa configuration comprenait notamment :
- un reflex Nikon D850 ;
- un objectif PC Nikkor 19 mm à décentrement ;
- un zoom Nikkor 14-24 mm ;
- des filtres à densité neutre NiSi ;
- un trépied adapté aux longues expositions et aux panoramas.
Pourquoi choisir le Nikon D850 pour le paysage urbain ?
Le Nikon D850 possède un capteur plein format de 45,7 millions de pixels. Cette définition convient aux paysages urbains riches en petits détails et aux panoramas destinés à de grands tirages.
Un fichier fortement défini permet notamment :
- d’enregistrer les textures des façades ;
- de conserver les détails des fenêtres ;
- de réaliser des recadrages ;
- d’assembler de grands panoramas ;
- de produire des impressions de grande taille ;
- de travailler précisément les masques en postproduction.
Cependant, les fichiers occupent davantage d’espace. Le photographe doit donc prévoir des cartes mémoire, des disques de sauvegarde et un ordinateur suffisamment puissant.
Pourquoi utiliser un ultra grand-angle de 14-24 mm ?
Un zoom ultra grand-angle facilite la photographie de bâtiments imposants et de paysages urbains réalisés depuis des espaces réduits.
Il permet aussi de montrer la relation entre le premier plan, l’architecture et le ciel.
Toutefois, une focale très courte accentue les perspectives. Le photographe doit donc surveiller :
- les lignes verticales ;
- les déformations près des bords ;
- la place excessive accordée au premier plan ;
- les éléments parasites qui entrent dans le cadre ;
- la position de l’horizon ;
- l’inclinaison de l’appareil.
Une correction optique en postproduction peut réduire certaines déformations, mais elle ne remplace pas un cadrage soigneusement préparé.
À quoi servent les filtres ND en photographie urbaine ?
Un filtre à densité neutre réduit la quantité de lumière qui atteint le capteur. Le photographe peut ainsi allonger le temps de pose sans surexposer la scène.
Un filtre ND peut notamment servir à :
- lisser le mouvement de l’eau ;
- transformer les véhicules en traînées lumineuses ;
- enregistrer le déplacement des nuages ;
- réduire la présence de certains passants ;
- créer une atmosphère plus minimaliste ;
- réaliser une longue exposition avant la nuit.
La densité nécessaire dépend de la lumière et de la durée recherchée. Utilisez également un trépied et un déclenchement à distance afin d’éviter les vibrations.
Comment choisir le temps de pose en ville ?
Le temps de pose influence directement l’apparence des éléments mobiles.
Une exposition relativement courte peut conserver la forme des véhicules et des passants. Une durée plus longue crée davantage de traces ou peut faire disparaître certaines personnes.
| Temps de pose indicatif | Effet possible | Point d’attention |
|---|---|---|
| 1/30 à 1 seconde | Léger mouvement des passants et véhicules | Les sujets restent encore reconnaissables |
| 2 à 10 secondes | Traînées lumineuses et eau plus douce | Surveiller les hautes lumières |
| 15 à 30 secondes | Mouvement plus continu des lumières et des nuages | Contrôler le bruit et la chauffe du capteur |
| Plusieurs minutes | Effet très lissé ou minimaliste | Utiliser un filtre ND adapté et vérifier la batterie |
Ces valeurs restent seulement indicatives. Le mouvement, la luminosité et la densité du filtre modifient fortement le résultat.
Pourquoi Daniel Cheong photographie-t-il aussi en noir et blanc ?
Au moment de l’interview, Daniel Cheong expliquait s’intéresser de plus en plus à l’architecture en noir et blanc.
La suppression des couleurs dirige davantage l’attention vers :
- les volumes ;
- les lignes ;
- les répétitions architecturales ;
- les textures ;
- les ombres et les hautes lumières ;
- la relation entre les bâtiments et le ciel.
Le noir et blanc peut également simplifier une scène contenant de nombreuses enseignes ou couleurs concurrentes.
Cependant, une conversion réussie ne consiste pas uniquement à désaturer le fichier. Le photographe doit contrôler précisément la luminosité de chaque couleur et la répartition des contrastes.

Comment Daniel Cheong est-il arrivé à la photographie ?
Daniel Cheong pratique la photographie depuis son enfance. Cependant, sa passion prend une nouvelle dimension avec l’arrivée du numérique.
En 2006, il rejoint la plateforme Flickr. Il y découvre différentes approches de la photographie numérique, échange avec d’autres photographes et approfondit notamment les techniques liées à la plage dynamique.
Ses images commencent ensuite à apparaître dans des magazines et sur différents sites consacrés à la photographie.
En 2013, ses photographies de Dubaï émergeant d’une épaisse couche de brouillard bénéficient d’une importante visibilité médiatique.
Après la fin de son activité professionnelle dans le secteur technologique en 2015, il décide de se consacrer à temps plein à la photographie commerciale et à la formation.
Comment les réseaux sociaux ont-ils influencé son parcours ?
Les plateformes photographiques ont joué un rôle important dans l’évolution de Daniel Cheong.
Elles lui ont permis :
- de découvrir de nouvelles techniques ;
- d’observer le travail de photographes internationaux ;
- de recevoir des retours sur ses images ;
- de faire connaître son univers ;
- de rencontrer certains artistes suivis en ligne ;
- d’obtenir des publications et des opportunités professionnelles.
Lors de l’interview, il expliquait d’ailleurs être principalement inspiré par des photographes découverts sur les réseaux sociaux, dont certains étaient ensuite devenus des rencontres réelles.
Comment développer un style de photographie urbaine ?
Un style ne repose pas uniquement sur un preset ou une technique de retouche. Il apparaît progressivement grâce à des choix répétés.
Pour développer votre approche :
- Photographiez régulièrement les mêmes types de lieux.
- Identifiez les conditions lumineuses que vous préférez.
- Analysez vos cadrages les plus convaincants.
- Comparez les focales que vous utilisez.
- Travaillez la cohérence des couleurs.
- Apprenez à maîtriser les masques et les expositions multiples.
- Constituez des séries plutôt qu’une accumulation d’images isolées.
- Réévaluez régulièrement votre portfolio.
L’objectif ne consiste pas à reproduire exactement l’esthétique de Daniel Cheong. Son travail peut néanmoins servir à comprendre comment la lumière, le lieu et la postproduction construisent ensemble une identité.
Les erreurs fréquentes en photographie urbaine
Arriver après le meilleur moment de lumière
Installez le matériel avant le coucher du soleil. Vous pourrez ainsi ajuster calmement le cadrage et suivre toute l’évolution de la lumière.
Modifier le cadrage entre plusieurs expositions
Le Digital Blending devient plus compliqué lorsque le trépied ou la mise au point se déplacent. Utilisez un déclenchement à distance et évitez de toucher l’appareil.
Surexposer les enseignes et les fenêtres
Réalisez au moins une exposition courte afin de préserver les sources lumineuses les plus intenses.
Appliquer un HDR trop prononcé
Des ombres excessivement claires et des couleurs trop saturées peuvent supprimer la profondeur de la scène. Réduisez l’intensité et conservez de vrais contrastes.
Négliger les lignes verticales
Vérifiez l’inclinaison de l’appareil et utilisez les corrections de perspective avec modération.
Oublier les éléments mobiles
Les bateaux, les voitures, les nuages et les passants ne se trouvent pas au même endroit sur chaque exposition. Contrôlez attentivement les zones de fusion.
Utiliser une longue exposition sans trépied stable
Une légère vibration réduit la netteté de toute l’architecture. Stabilisez le matériel et désactivez les fonctions susceptibles de provoquer un déplacement inutile.
Workflow conseillé pour un paysage urbain
- Repérez le lieu et vérifiez les conditions d’accès.
- Étudiez la météo et la direction du soleil.
- Arrivez avant l’heure dorée.
- Installez le trépied sur une surface stable.
- Choisissez le cadrage final.
- Réglez manuellement la mise au point.
- Réalisez une première série d’expositions.
- Continuez à photographier pendant l’heure bleue.
- Enregistrez des poses longues et courtes.
- Sauvegardez immédiatement les fichiers.
- Développez les photographies avec des réglages cohérents.
- Réalisez le Digital Blending avec des masques.
- Contrôlez les perspectives et les couleurs.
- Exportez une version adaptée à l’impression ou au web.
Checklist pour photographier une ville à l’heure bleue
- Le point de vue est-il autorisé et sécurisé ?
- Le trépied est-il suffisamment stable ?
- La batterie est-elle complètement chargée ?
- Les cartes mémoire disposent-elles de suffisamment d’espace ?
- La balance des blancs reste-t-elle constante ?
- L’autofocus a-t-il été désactivé après la mise au point ?
- Les hautes lumières sont-elles protégées ?
- Plusieurs expositions ont-elles été réalisées ?
- Les lignes verticales restent-elles cohérentes ?
- Les mouvements des véhicules apportent-ils quelque chose à l’image ?
- Le cadrage contient-il des éléments parasites ?
- Une seconde sauvegarde sera-t-elle créée après la séance ?

Que devient le travail de Daniel Cheong ?
Daniel Cheong poursuit son travail autour des paysages urbains, de Dubaï, de Hong Kong, de l’architecture et des univers visuels proches du cyberpunk.
Son portfolio rassemble également des panoramas, des photographies de rue, des projets commerciaux et différentes séries réalisées au cours de ses voyages.
Le Digital Blending reste au centre de son identité visuelle. Il lui permet de construire une version détaillée et idéalisée des villes plutôt qu’une simple restitution brute du fichier produit par l’appareil.
FAQ sur Daniel Cheong et la photographie urbaine
Qui est Daniel Cheong ?
Daniel Cheong est un photographe spécialisé dans les paysages urbains, l’architecture, les panoramas et les photographies réalisées depuis les toits.
Où travaille Daniel Cheong ?
Il est installé à Dubaï et photographie également de nombreuses villes internationales, notamment Hong Kong.
Qu’est-ce que le Digital Blending ?
Le Digital Blending consiste à fusionner manuellement plusieurs expositions afin de préserver les détails des hautes lumières et des ombres.
Pourquoi photographier plusieurs expositions ?
Les paysages urbains nocturnes présentent de grands écarts de luminosité. Plusieurs expositions permettent de conserver à la fois les enseignes lumineuses, les fenêtres et les zones sombres.
Quel appareil Daniel Cheong utilisait-il pendant l’interview ?
En 2020, il indiquait principalement utiliser un Nikon D850. Son équipement professionnel a néanmoins pu évoluer depuis.
Quels objectifs utilisait-il ?
Il citait notamment le PC Nikkor 19 mm à décentrement et le zoom Nikkor 14-24 mm pour la ville et les paysages.
Pourquoi utiliser un objectif à décentrement ?
Il permet de corriger la perspective et de conserver des lignes verticales plus régulières lorsqu’un bâtiment est photographié depuis le sol.
À quoi sert un filtre ND en ville ?
Le filtre ND réduit la lumière et permet d’allonger le temps de pose. Il facilite notamment la création de traînées lumineuses et le lissage de l’eau.
Qu’est-ce qu’un vertorama ?
Un vertorama est un panorama vertical composé de plusieurs photographies. Il convient particulièrement aux gratte-ciel et aux architectures très hautes.
Pourquoi photographier pendant l’heure bleue ?
L’heure bleue équilibre la lumière naturelle du ciel et les éclairages artificiels de la ville. Elle aide ainsi à préserver les détails de l’ensemble de la scène.
Comment éviter un rendu HDR artificiel ?
Utilisez des réglages modérés, conservez de vrais contrastes et privilégiez une fusion manuelle lorsque certaines zones demandent davantage de précision.
Comment réaliser un panorama sans différence d’exposition ?
Utilisez le mode manuel, verrouillez la balance des blancs et conservez les mêmes réglages pendant toute la série.
Une vision idéalisée des grandes métropoles
Le travail de Daniel Cheong montre que la photographie urbaine repose autant sur la préparation que sur la postproduction.
Le lieu, la météo et l’heure de prise de vue fournissent la matière première. Ensuite, les panoramas, les longues expositions et le Digital Blending permettent de construire l’image finale.
Cette approche ne cherche pas nécessairement à reproduire exactement ce que l’œil observait au moment du déclenchement. Elle propose plutôt une interprétation détaillée, spectaculaire et personnelle de la ville.
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Interview et photographies : Daniel Cheong.
Portfolio officiel :
Daniel Cheong Photography
Interview initialement publiée le 20 janvier 2020 et mise à jour le 29/07/2026 par Enzo de l’équipe PROPHOT.

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